TARBES en TANGO, vingtième anniversaire : le succès de TANGUEANDO IBOS

TARBES EN TANGO, depuis des années, consolide sa première place européenne de  Festival International de Tango Argentin. Et, malgré les aléas d’une organisation énorme, avec un succès sans cesse renouvelé. Cette année, magie du 20 ème anniversaire, tous les participants que nous avons rencontrés s’accordaient pour en souligner l’état de grâce et la particulière convivialité. Et il était effectivement visible que la grande majorité les danseurs et les musiciens baignaient dans une sorte d’euphorie perpétuelle, que ce soit dans les apéro-tango, les milongas, les concerts, les conférences et autres activités. Quelques nouveaux, toutefois se sentaient noyés dans cet éclectisme et certains danseurs, qui découvraient la halle Mercadieu trouvaient que, décidément il y avait trop de monde. Mais c’est un reproche récurrent ! Je reviendrai sur le programme et les temps forts qui nous ont particulièrement séduits, mais je voudrais d’abord rendre hommage au remarquable travail associatif de Tangueando Ibos.

D’abord parce que cette association, au fil des années, a su nouer des partenariats fructueux avec les acteurs essentiels de la ville et du département. Tous ceux qui sont engagés dans des actions associatives savent de quelle diplomatie et de quelle patience il faut faire preuve pour trouver les bonnes articulations et aplanir les divergences de vue, y compris à l’intérieur de l’association. Tangueando Ibos a su s’appuyer sur  Tarbes Animations, l’Office du Tourisme et bien sûr la Mairie de Tarbes pour organiser une manifestation dont l’ampleur croît chaque année. Il est vrai que la ville a tout intérêt, comme les partenaires associés, hôtels, restaurants, bars, commerçants, exposants… à s’engager, vu les retombées commerciales d’un tel festival. Mais elle le fait en mettant des lieux prestigieux à disposition ( Le salon de l’Hôtel de ville pour les cours ! ),  en s’engageant dans tous les supports financiers, techniques, matériels et publicitaires… Il suffit de voir la ruche permanente à l’Office du Tourisme où l’amabilité de l’accueil, la qualité des  dossiers préparés pour chaque danseur ou intervenant, les programmes détaillés au jour le jour, l’intérêt des expositions qui y sont organisées… et les petits fours d’un pâtissier reconnu, augurent d’un bon séjour au Festival. L’engagement des commerçants est aussi bien visible : affiches, bouteilles d’eau et menus du jour aux couleurs du tango, accueil des apéros dansants…Et la musique de tango rythme la journée, grâce aux haut-parleurs disséminés dans les rues. Il n’est donc pas étonnant que la capacité du Festival à entretenir ce dynamisme lui ait valu l’honneur du premier Monument du Tango installé dans le monde après celui de Buenos Aires. Je reviendrai aussi sur cet hommage exceptionnel qui a fait l’objet d’une conférence par les initiateurs  le samedi 26 août.

Pour avoir présidé aux activités d’une modeste association,  je voudrais surtout souligner et apprécier l’engagement des bénévoles de Tangueando Ibos car derrière cette organisation à la logistique énorme, il y a de multiples petites actions et engagements, souvent invisibles de la plupart des danseurs, depuis l’accueil jusqu’aux détails matériels. Contrôler les billets avec le sourire, conduire les spectateurs à la bonne place lors des spectacles, balayer et réorganiser la piste après ceux-ci… mais aussi ranger des chaises, vider des poubelles, trier des objets perdus… autant de tâches effectuées par des petites mains anonymes ! Enfin pas tout à fait, car la plupart des habitués du festival connaissent au moins cinq ou six des adhérents de Tangueando Ibos qui mettent depuis des années la main à la pâte, en gardant le sourire et souvent en participant malgré tout à certaines des activités : accueil et accompagnement d’invités argentins, accueil des DJs, encadrement de l’initiation au tango pour les débutants, entre autres. Un symbole de la convivialité recherchée par l’association: elle a gardé la main sur la Despedida et la prépare entièrement. En outre, dans le programme de cette année, l’association avait choisi d’organiser une milonga plus intime, dans le village d’Ibos. A la Despedida,  chaque participant se voyait remettre une carte postale et un marque-page illustrés par les dessins d’un des membres actif de l’association,  l’ami Laborde Laborde, dont les danseurs volants et funambules ont longtemps illuminé les affiches du Festival. Pas étonnant qu’il ait flotté un grand parfum de bonheur et de nostalgie mêlés sur cette dernière journée !

Un grand merci à Tangueando Ibos.

 

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par chabannonmaurice

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